La route au tabac

9782714475053

Erskine Caldwell
Traduit par Maurice-Edgar Coindreau
Belfond Vintage

 

A propos
Erskine Caldwell est né en 1903, près d’Atlanta en Géorgie. Comme nombre d’écrivains américains, c’est au contact de la vie réelle qu’il va puiser son inspiration. En 1926, il quitte le journal d’Atlanta pour lequel il travaille et se retire dans une ferme abandonnée où il connaît le froid et la faim. C’est là, pourtant, qu’il va commencer à écrire. En 1929 et 1930 sont publiés deux textes violents : Le Bâtard et Un pauvre type.

Le succès viendra en 1932, avec La Route au tabac, récit composé d’épisodes burlesques, tous construits autour du fermier Jeeter Lester et de sa famille. Ada, sa femme, malade, la grand-mère dont personne ne s’occupe, Ella May, la fille nymphomane au bec de lièvre, le fils Dude et la petite soeur âgée de douze ans, déjà mariée au voisin. Le seul fil conducteur du livre est la faim et tous les stratagèmes imaginés par la famille pour tenter de la combler.

 

Mon avis
Je n’ai découvert qu’assez récemment cette collection « Vintage » chez Belfond, collection qui existe pourtant depuis 5 ans !
Et que de pépites à y découvrir !
J’y pioche toujours avec impatience et curiosité.
Certains diront que ce roman n’est pas à mettre entre toutes les mains.
En effet, il y a beaucoup de sordide, de cruauté et cette misère avec un grand M où chaque jour l’homme peut mourir de faim à tout moment.
C’est l’amérique rurale, très très rurale, de la fin des années 20, au tout début de la Dépression.
Les Lester sont en aussi piteux état que leur ferme.
Leur vie n’est plus qu’un champ de ruines et de lambeaux et ils sont prêts à tout pour avoir une chance de se réveiller un matin de plus.
D’une écriture féroce et sans concession, Caldwell le méconnu nous plonge, tête la première, dans le pire et arrive même à nous faire rire, par moments.
Alors si vous avez envie d’être dérangé, bousculé, si vous n’avez pas peur d’être choqué, lisez-le !

Un roman unique !

 

Le tout petit extrait :
« Dans la cour et sous la véranda, les Lester attendaient pour voir ce que Lov allait faire. Aujourd’hui encore ils n’avaient pas mangé grand-chose. Quand ils s’étaient assis à table, ils n’avaient trouvé que du pain de maïs et de la soupe salée qu’Ada avait faite en faisant bouillir quelques morceaux de couenne dans une casserole d’eau. Il n’y en avait même pas eu assez pour tout le monde, et on avait mis la vieille grand-mère à la porte quand elle avait essayé d’entrer dans la cuisine. »

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2 réflexions au sujet de « La route au tabac »

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