Hortense et Queenie

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Hortense et Queenie
d’Andrea Levy
Traduction de l’anglais : Frédéric Faure
La table Ronde / Quai Voltaire

 
A propos
L’Afrique n’a pas de secrets pour Queenie. Enfant, élevée à la dure dans les Midlands, elle a vu un Noir à l’exposition de l’Empire britannique, et lui a même serré la main. Maintenant adulte, son mari n’étant pas rentré des Indes où il servait dans la Royal Air Force,
elle accueille deux locataires venus de Jamaïque : Gilbert, qui a lui aussi porté l’uniforme bleu de la RAF, et sa femme Hortense. Le couple subit, bon gré mal gré, le racisme ordinaire : dans l’Angleterre de l’immédiat après-guerre, ces ressortissants de la couronne britannique ne passent pas inaperçus. Gilbert surmonte les humiliations grâce à son esprit gouailleur. Hortense, quant à elle, toujours soucieuse de son élégance, est choquée par la misère ambiante, loin de ce qu’elle avait imaginé à l’ombre des manguiers.

 

Mon avis
Ce roman nous dévoile quatre personnages, quatre destins que la vie n’aurait sans doute jamais fait se croiser si la Seconde Guerre Mondiale n’était pas passée par là.
Gilbert et Hortense ont rêvé, ont fantasmé leur vie en Angleterre, bien loin de leur Jamaïque.
La réalité a davantage des allures d’enfer terrestre, en cette période d’après-Guerre.
Queenie, elle, a choisi d’épouser Bernard pour essayer de gravir les échelons de la petite bourgeoisie londonienne.
Ce dernier disparaît à la fin de la guerre, et pour survivre, elle est contrainte d’ouvrir sa (trop) grande maison et accueille le jeune couple.
Peu à peu, les personnages se construisent et se déconstruisent, nous prouvant encore une fois que l’Humain n’a de cesse d’évoluer et de nous dévoiler ses multiples facettes.
Que les failles sont parfois terriblement bien cachées.
Que les nuances s’insinuent toujours entre le tout noir et tout blanc.
Le racisme ordinaire frappe de plein fouet, imbibant une Angleterre encore meurtrie.
Les certitudes tremblent, les déceptions s’accumulent, l’arrogance en prend pour son grade.
De nombreux va-et-vients dans le temps nous plongent au coeur de la guerre ou nous conduisent sur la terre jamaïcaine.
Un joli roman porté par l’histoire et les destins.

 

Le tout petit extrait :
« C’est comme ça que les Anglais vivent ? » Combien de fois elle m’a posé cette question ? J’ai vite arrêté de compter.
« Ils vivent comme ça ? ». Cette question est devenue une triste lamentation qu’elle porte sur chacune des choses qu’elle voit.
« C’est comme ça que les Anglais vivent ? »

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Une réflexion au sujet de « Hortense et Queenie »

  1. Cela me fait penser à une série que j’adore : « sos sage femme » la misère de l’après guerre dans un quartier pauvre de Londres y est très bien décrite. Et il y a un épisode avec une jeune femme noire femme de soldat.

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