Trois saisons d’orage

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Trois saisons d’orage
de Cécile Coulon
Editions Viviane Hamy

 

A propos
Trois générations confrontées à l’Histoire et au fol orgueil des hommes ayant oublié la permanence hiératique de la nature.
Saga portée par la fureur et la passion, Trois Saisons d’orage peint une vision de la seconde partie du XXe siècle placée sous le signe de la fable antique. Les Trois-Gueules, « forteresse de falaises réputée infranchissable », où elle prend racine, sont un espace où le temps est distordu, un lieu qui se resserre à mesure que le monde, autour, s’étend. Si elles happent, régulièrement, un enfant au bord de leurs pics, noient un vieillard dans leurs torrents, écrasent quelques ouvriers sous les chutes de leurs pierres, les villageois n’y peuvent rien ; mais ils l’acceptent, car le reste du temps, elles sont l’antichambre du paradis.

 

Mon avis
Tu le sais très vite, généralement, quand tu as entre les mains un grand roman.
Ce fut le cas avec « Trois saisons d’orage ».
Nous voici dans cet étrange village, logé au bord des falaises, voué à la violence et à  l’imprévisibilité de la Nature.
D’une écriture quasi cinématographique, Cécile Coulon nous fait faire la connaissance d’André, le médecin du village.
Puis des générations suivantes : son fils Benedict, sa petite fille,…
Aux Fontaines, l’amour fait autant de dégâts que les pierres.
L’amour peut reprendre aussi vite ce qu’il a offert que ce village perdu le peut et le fait.
La tension monte, s’installe, telle une araignée tissant sa toile.
Dés le départ, on sait qu’un drame va se jouer et on n’a d’autre choix que d’attendre sa venue, captifs.
L’orage gronde au loin puis se rapproche.
Les quotidiens des uns et des autres se heurtent aux superstitions, à la fatalité.
Et au secret.
Les luttes internes, aussi dévorantes soient-elles, ne sont au final rien face à la Nature, toute puissante.
Un roman tragique et magnétique !

 

Le tout petit extrait :
« Les Fontaines.
Je vous parle d’un endroit qui est mort mille fois avant mon arrivée, qui mourra mille fois encore après mon départ, d’un lieu humide et brumeux, couvert de terre, de pierre, d’eau et d’herbe. Je vous parle d’un endroit qui a vu des hommes suffoquer, des enfants naître, d’un lieu qui leur survivra, jusqu’à la fin, s’il y en a une. »

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