Montana 1948

1507-1
Montana 1948
de Larry Watson
Gallmeister
Traduit par Bertrand Péguillan

 

A propos
« De l’été de mes douze ans, je garde les images les plus saisissantes et les plus tenaces de toute mon enfance, que le temps passant n’a pu chasser ni même estomper. » Ainsi s’ouvre le récit du jeune David Hayden. Cet été 1948, une jeune femme sioux porte de lourdes accusations à l’encontre de l’oncle du garçon, charismatique héros de guerre et médecin respecté. Le père de David, shérif d’une petite ville du Montana, doit alors affronter son frère aîné. Impuissant, David assistera au déchirement des deux frères et découvrira la difficulté d’avoir à choisir entre la loyauté à sa famille et la justice.

 

Mon avis
Les éditions Gallmeister regorgent de pépites, c’est un fait ! « Montana 1948 » ne fait pas exception à la règle, il est aussi fascinant que grandiose !
David se souvient de l’été de ses 12 ans. De cet été qui a radicalement changé le cours de sa vie, celle de ses parents et de toute une famille qui éclate en mille morceaux.
David, du haut de ses 12 ans, observe, écoute, comprend et démêle peu à peu. Il fait preuve d’une honnêteté et d’un courage qui le font passer sans cesse du garçon qui grandit trop vite, brutalement, au petit garçon qu’il est encore.
Derrière le secret de famille, il y en a d’autres, tapis.
Et les personnalités s’affirment. Il y a ceux qui protègeront coûte-que-coûte l’oncle, malgré ses crimes.
Et il y a ceux qui, malgré les liens du sang et du coeur, savent que la justice doit primer, quelles qu’en soient les conséquences, quels qu’en soient les litres de larmes et de rage qui doivent couler.
C’est un passé dont les souvenirs ne seront plus jamais les mêmes et une innocence qui s’éteint, une arme au bout du bras.
Un roman âpre, intense qui se dévore et qui marque.

 

Le tout petit extrait :

« Si j’avais été alors un tant soit peu réceptif, j’aurais compris que la façon dont ma mère s’exprimait à propos du vent, de la terre, des montagnes, de l’enfance traduisait son désir de quelques instants de pureté, d’échapper un temps au drame sordide qui se nouait dans sa propre maison. Mais j’étais pour ma part en quête de ce qui me ferait définitivement sortir de l’enfance. »

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