Tunisian Yankee

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« Tunisian Yankee »
de Cécile Oumhani
Editions Elyzad

 

A propos

Qui est ce soldat blessé sur une route de l Oise en 1918, débarqué avec les troupes américaines ? Tunisien, épris de liberté, Daoud a quitté son pays pour échapper au poids de l autorité, celle du père et celle du protectorat français. Et c est à New York, dans le quartier bouillonnant de Little Syria qu il pose ses valises, et trouve (enfin) l amour. Mais la tourmente de l Histoire change le cours de ses rêves. Sa vie est un voyage foisonnant dans un siècle en plein essor, entre inventions merveilleuses et changements sociaux et politiques, de l héritage de l esclavage à la guerre des tranchées en passant par Ellis Island.

 
Mon avis

Comment ne pas d’abord parler du bel objet qu’est ce livre, avec son épaisse couverture à rabat et son beau papier ? Un écrin à la hauteur de son contenu, indéniablement !
D’une plume aussi forte que raffinée, Cécile oumhani nous dresse le portrait de Daoud qui, après avoir rêvé d’émigration, le subit plus qu’il ne le vit, en fuyant, sans un aurevoir, sans se retourner.
Couché sur un lit d’hôpital de fortune, en proie aux pires souffrances, il se souvient. De Mouldia qui l’a élevé, de son père tyrannique, de ses amis militants, des émeutes, de son premier amour, de celui qui l’attend là-bas, à New-Tork. Autour de lui, la guerre fait rage et ne l’épargne pas, lui Daoud devenu Dawood.
On tremble avec lui, de rage et de peur. On espère avec lui, haletants, malgré les balles qui sifflent et les chirurgiens épuisés qui amputent.
Il nous semble bien entendre la chanson « Smyrneiko Minore » au fil des pages et on éprouve avec Daoud cette émotion qui nous empoigne le coeur.
Parce que oui, c’est de cela qu’il s’agit : Cécile Oumhani tient notre coeur entre ses mains tout au long de ce roman.
Et il résonnera longtemps en nous, c’est certain.

 

Le tout petit extrait :
« Les merveilles du monde, là autour de lui… Elles existent donc, s’il avait eu un doute, au point qu’il ne sait plus où tourner la tête pour ne rien manquer du spectacle. Il en est abasourdi, renversé. Il largue les amarres pour la première fois de sa vie. Ce serait donc si simple. Une simple chiquenaude et on prend son envol… Au diable le reste ! L’image du roitelet qui fait la loi à la maison se rétrécit jusqu’à devenir une insignifiante feuille de papier léchée par les flammes qui vont la dévorer. Le voici prêt à enjamber murailles et barrières. Elles ne sont finalement guère plus impressionnantes que des remparts d’allumettes. »

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