#Martyrsfrançais

1507-1-1

#MartyrsFrançais
d’Alexis David-Marie
Aux forges de Vulcain

 

A propos
La vie paisible et sans histoires de François est brisée le jour où un migrant bangladais tue son père André, bénévole dans une association caritative. D’abord effondré, François entreprend un patient travail de deuil. Mais sa cousine Louise, militante d’extrême-droite, s’empare de ce fait divers pour le médiatiser et transformer son oncle en martyr, symbole pour ces français qui se disent victimes de l’immigration et abandonnés des élites.
S’engage alors un duel à distance entre François et Louise, pour la mémoire d’André, et, à travers lui, pour l’âme de la France, qu’une campagne présidentielle amène au bord de l’hystérie collective.

 
Mon avis
S’il y a un roman à lire en cette quasi veille d’élection présidentielle, c’est sans aucun doute celui-ci.
L’auteur maîtrise son sujet. On sent qu’il a fouillé, qu’il s’est documenté et qu’il sait de quoi il parle. A aucun moment il ne tâtonne ou ne fait dans l’approximation.
Il nous livre l’histoire, comme un couperet qui tombe à deux pas de nous et qui nous laisse en train de suffoquer.
La fachosphère rôde, affûte ses armes, traque et manipule, usant des réseaux sociaux et de la presse.
Comment se réapproprier et défendre la mémoire de son père que l’extrême-droite s’est choisi en étendard ? Comment vivre son deuil en menant une telle lutte en parallèle ?
Un roman qui fait froid dans le dos tant il est réaliste.
Un roman sur la haine qui se répand dans les foyers, dans les rues, sans se cacher.
Un roman sur les secrets que l’on tente de préserver de notre vivant et que l’on espère certainement pas voir éclater au grand jour, après notre mort.
Un roman sur les peurs, toutes les peurs.
A lire, à partager !

 

Le tout petit extrait :
« J’aurais voulu scruter un instant son regard, y chercher la détresse du deuil que nous partagions. Mais penchée sur sa couture, en partie dissimulée par un clair-obscur, son visage ne renvoyait qu’une expression de sérieux et de concentration. Peut-être m’attendais-je à trouver en elle un bloc de souffrance ? Je n’avais pourtant devant les yeux qu’un roseau humblement ployé sous le drame, une silhouette résignée face à la mort de son deuxième fils, découragée sans doute à exalter sa souffrance par la certitude de sa fin prochaine, ou au moins pas si lointaine. »

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3 réflexions au sujet de « #Martyrsfrançais »

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