Deux enfants du demi-siècle

1507-1

Deux enfants du demi-siècle
De Charles NEMES
HC Editions

A propos

Quarante ans après leur rencontre, Thérèse et Toussaint se retrouvent, empotés du cœur et du corps, comme lors de leur premier slow d’adolescents. Ces deux enfants fiévreux sont-ils devenus, chacun de leur côté, de meilleurs parents que ceux qu’ils ont combattus ? Les familles ne font pas de cadeau. L’histoire et le rêve non plus. En suivant le parcours de ses émouvants anti-héros, Charles Nemes dépeint une société française avec des finesses et une maîtrise de pointilliste. Il entraîne le lecteur dans ce demi-siècle que l’on sent glisser dangereusement d’un après-guerre encore frileux à un xxie siècle toujours plus radical.

 
Mon avis

L’histoire d’amour avortée de ces deux adolescents est avant tout le (bon) prétexte pour dresser le portrait des deux adultes qu’ils sont devenus et qui tentent de cheminer dans une vie avec ses hauts et ses bas, au milieu d’une société qui évolue, parfois trop vite, parfois pas assez, parfois dans le mauvais sens.
Oh Thérèse et Toussaint ne sont pas parfaits et ne cherchent pas à l’être.
Ils doivent composer avec une vie qui ne ressemble pas à celle dont ils ont pu rêver étant jeunes et pour laquelle ils ont si vaillamment repoussé parents et préceptes.
Un texte au style riche et soigné, tantôt léger, tantôt grave. Comme nos personnages.
La fin sera, selon chacun, le point fort ou le point faible de ce roman. Elle a en tout cas le mérite de nous cueillir, de nous secouer.
Certes, on peut avoir envie de demander à l’auteur : « Mais pourquoi ? Pourquoi cette fin ? ». Toujours est-il qu’elle va à contre-courant de ce à quoi on pouvait s’attendre et ce n’est pas plus mal !
Une lecture plaisante !

 
Le tout petit extrait :
« Robert ne parvenait pas à croiser les regard de cet homme qui énumérer sans ciller les avantages de son inexistence. S’il ne voulait pas de lui pour fils, Robert pouvait l’assurer de la réciproque. Il l’embrassa par surprise.
-Merci, monsieur ! Vous m’enlevez tous mes regrets. Adieu.
Il le quitta sans se retourner, entre colère et soulagement, ignorant qu’il prenait la direction opposée de la gare. Il erra une heure dans la ville avant de retrouver son chemin, tremblant, pleurant, riant.
-Je suis fier d’être un Itzkowitz, dit Robert à sa mère en descendant du train, certain de ne plus jamais parler de son père. »

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