Génération

1507-1

« Génération »
de PAULA MCGRATH
Traduit de l’anglais par Cécile Arnaud
Editions La Table Ronde / Quai Voltaire

A propos

Joe Martello est le propriétaire d’une ferme au cœur de l’Illinois – de ces grandes fermes bio où se croisent travailleurs clandestins et jeunes wwoofeurs venus d’Europe. C’est par une copine de bureau qu’Áine entend parler de ce trentenaire mal léché. Quelques échanges par Skype plus tard, elle se décide à le rejoindre pour passer un été loin du carcan de sa vie de jeune mère divorcée dans sa province irlandaise. Et tant pis si elle doit emmener sa petite Daisy. Mais, sur place, rien ne se passe comme prévu. Joe et la ferme sont remplis d’ombres – et pas seulement celles des chauves-souris qui pullulent au grenier : une mère prof de piano qui a noyé dans les kilos le souvenir des cris nazis, son petit élève prodige germano-japonais, une ancienne camarade de fac que Joe n’a pas l’air enchanté de revoir… Le jour où elle met la main sur un ordinateur caché, Áine comprend qu’elle doit rentrer au plus vite en Irlande. Des années plus tard, sa fille partie à Chicago sur les traces de son grand-père fera de nouveau tourner ce kaléidoscope de trajectoires brisées…

Mon avis

Ce roman est un pont de cordes jeté sur l’océan et amarré à l’Amérique.
Les personnages le traversent, des espoirs plein les poches.
Serait-ce là le rêve américain ? Rêver à une terre, une nouvelle vie, un amour, un moyen de nourrir sa famille.
Bien sûr, les déceptions n’en sont souvent que bien plus amères et douloureuses.
Les personnages sont liés les uns aux autres par un lien persque imperceptible, de génération en génération.
Ils se succèdent, s’accommodent.
Et les parfums d’une certaine amérique les escortent, d’un champ de maïs à un bar irlandais, d’une maison miteuse au fauteuil posé devant un piano.
L’auteure ne nous laisse pas souffler et on ne s’en plaint certainement pas.
L’écriture, vive et contemporaine, nous tient en haleine, d’un chemin à un autre. D’une vie à ses transmissions, conscientes ou non.
Une très agréable lecture !

 
Le tout petit extrait :
« Un seul regard à Joseph lui suffit pour savoir que le mieux pour eux serait de passer devant leur fils, de faire demi-tour dans la cour et de repartir par où ils sont venus.
Mais on ne peut pas remonter le temps. Franck ne sait d’ailleurs pas jusqu’où il faudrait le remonter. On ne peut pas remettre un homme adulte dans le ventre de sa mère et oublier qu’il a jamais existé. Il est là. Ils sont là. Il va devoir supporter d’entendre les nouvelles conneries de Joe, quelles qu’elles soient. »

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