Aquarium

aquarium

« Aquarium »
de David Vann
Editions Gallmeister

 
A propos

Caitlin, douze ans, habite avec sa mère dans un modeste appartement d’une banlieue de Seattle. Afin d’échapper à la solitude et à la grisaille de sa vie quotidienne, chaque jour, après l’école, elle court à l’aquarium pour se plonger dans les profondeurs du monde marin qui la fascine. Là, elle rencontre un vieil homme qui semble partager sa passion pour les poissons et devient peu à peu son confident. Mais la vie de Caitlin bascule le jour où sa mère découvre cette amitié et lui révèle le terrible secret qui les lie toutes deux à cet homme.

 
Mon avis

Il m’en a fallu du temps pour entrer dans cette histoire.
Pourtant, j’y allais franchement.
Au début, je me suis sentie submergée par ces aquariums-là.
Celui que Caitlin vient admirer tous les soirs. Et celui dans lequel elle évolue, au jour le jour, dans une ambiance grise et suffocante.
Puis, je me suis rendue compte qu’il suffisait que je me laisse emporter par le courant et ça a fonctionné… j’attrapais l’hameçon pour ne plus le lâcher.
Et là, on touche du bout des doigts toute la fragilité de cette famille qui, un jour, finit par exploser en mille morceaux.
Les secrets éclatent et sont comme des scalpels. Ils tailladent, coupent, font saigner.
Les personnages basculent, la violence germe et on se demande si le pardon va réussir à se frayer un chemin, au milieu de tous ces débris.
C’est sombre comme les tréfonds d’un aquarium, sombre comme les tréfonds de l’âme.
C’est beau comme un espoir auquel on ne croyait plus.
C’est captivant, tout simplement.

 
Le tout petit extrait :
« Tout est possible avec les parents. Les parents sont des dieux. Ils nous font et nous détruisent. Ils déforment le monde, le recréent à leur manière et c’est ce monde-là qu’on connaît ensuite pour toujours. C’est le seul monde. On est incapable de voir à quoi d’autre il pourrait ressembler. »

Publicités

6 réflexions au sujet de « Aquarium »

  1. J’ai tellement eu de mal avec ce roman que je ne suis pas arrivée à dépasser la page 100. Je pense, à te lire, qu’il aurait fallu persévérer.
    Je suis pourtant fan des romans de David Vann, en particulier l’inégalable « Sukkwan Island » et le diabolique « Impurs ». Peut-être y reviendrais-je…

    J'aime

  2. Un livre qui m’a glacé, j’ai trouvé certains passages presque répugnants, moins pour ce ce qui est relaté que pour l’insistance à le raconter. Le fardeau du fils mort, bon… Mais c’est vrai, cela reste captivant.

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s