La grande villa

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A propos

« J’aurais pu me douter qu’en revenant je t’aurais trouvé là. Sans réfléchir j’ai levé la poignée au lieu de la pousser vers le bas, c’est drôle, ma main avait gardé la mémoire de son installation à l’envers. Dans l’escalier, sur la première marche, les deux tomettes descellées ont fait leur bruit d’assiettes. C’était il y a cinq mois et quelques poussières, dans la lumière de l’hiver. »

La première fois dans la Grande Villa, c’était comme si je la connaissais depuis toujours. La deuxième, c’était après la mort de mon père.

 

Mon avis

Où une villa devient l’incarnation des souvenirs, à travers ses couleurs, ses odeurs, ses bruits.
Où elle respire au rythme de la narratrice, avec lenteur et délicatesse.
Comme le style de ce court texte où la poésie prédomine.
Parfois, on peut avoir l’impression que l’auteure nous perd et, finalement, au détour d’un paragraphe, nous rattrape par la main. A moins que cela soit par le coeur.
Le deuil se construit avec pudeur puis se délite en douceur.
Le père n’est plus, seuls ses souvenirs subsistent. Et sans doute aussi, le parfum d’une âme qui flotte.
La narratrice appuie sur le bouton « pause », plonge dans l’eau et les mots et la lumière se fait.
Une jolie lecture !

 

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2 réflexions au sujet de « La grande villa »

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