La sainte famille

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A propos 

Deux enfants, Susanne et Thomas. Une maison aux portes closes. Parmi les adultes qui les entourent, une mère autoritaire, un oncle faible et pervers, et – plus tard – un maître d’école sadique sont les figures d’une inquiétante toute-puissance. Seule Odette, qui est presque une simple d’esprit – ou une sainte? – se préoccupe vraiment d’eux. Et puis il y a Mathilde, la cousine tyrannique qui ment tout le temps et, pourtant, dit la vérité. «Que me manque-t-il? », se demande Suzanne.

Guidée par cette question, comme Ariane dans le labyrinthe, Suzanne revisite les moments et les lieux où tout s’est joué : le divorce raté des parents, la religion et le goût du blasphème, les premiers jeux sexuels, les nuits d’été au bord du lac, la cruauté, la bêtise. Dans le fol espoir de retrouver le chemin d’un paradis qui n’a peut-être jamais existé que dans son imagination.

 

Mon avis

On tire légèrement un rideau et on se retrouve au coeur d’une enfance douce amère.

Telle une pellicule qui se déroule lentement, avec ses zones d’ombre et de lumière.

Il y a là les morsures d’un passé parfois douloureux et la construction malhabile au gré des sanglots, du vide et des défauts que tout un chacun porte.

La sainte famille n’a rien de saint ni de sain, au final.

Les blessures d’enfance de notre héroïne peuvent faire écho aux nôtres et on réalise, sans fard, combien elles peuvent créer et forger les adultes que nous sommes.

Un court roman à découvrir, assurément.

 

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